
56 épisodes médicaux, 825 jours d'indisponibilité, un club professionnel entier suivi douze mois. La première lecture data de l'Observatoire InjuryLab, sans un seul chiffre gonflé.
Sur les 56 épisodes de l'année, 36 sont survenus chez un joueur déjà blessé plus tôt dans la saison. Quinze des vingt joueurs touchés l'ont été au moins deux fois.
L'antécédent n'est pas un facteur de risque parmi d'autres : c'est le facteur. Il ne demande ni capteur, ni GPS, ni algorithme, seulement une mémoire clinique tenue à jour. C'est la première brique du score de risque InjuryLab, et la donnée réelle la confirme sans ambiguïté.
Les ischio-jambiers concentrent près d'une blessure sur trois : la signature du football, saison après saison, tous championnats confondus. Avec les adducteurs, le mollet et le quadriceps, les muscles de la course rassemblent la majorité des épisodes. Une cartographie claire, c'est déjà un plan d'action : renforcement excentrique, contrôle de la charge de sprint, gestion des pics d'accélération.
Une blessure sur sept met un joueur dehors plus d'un mois. Huit épisodes sévères sur la saison, dont trois structurels (rupture, fracture).
L'entraînement concentre le volume (66 % des épisodes) ; le match, plus rare en heures, reste plus dense en risque. Incidence estimée 7–8 / 1000 h, au niveau des références du football élite (UEFA ECIS ≈ 7,1).
Le pic d'août coïncide avec la charge de reprise (pré-saison) ; un second apparaît en avril, en fin de saison. Deux fenêtres où la prévention se joue.
Forme de la saison : les deux pics documentés (août, avril) sont mis en évidence ; la hauteur des autres mois est illustrative.
Dans les 7 jours qui précèdent une blessure, le ratio de charge (ACWR) est plus élevé qu'en temps normal : médiane 1,02 vs 0,90, et deux fois plus de temps passé en zone d'alerte.
Ce signal ne repose que sur 10 blessures et cinq mois de charge GPS, sans RPE ni wellness exploitables. Il va dans le bon sens (4 blessures sur 10 précédées d'un pic > 1,3 ; risque relatif ≈ 1,4) mais l'intervalle de confiance franchit 1 : c'est un signal pilote, pas une preuve. L'Observatoire le publie tel quel, c'est la condition de sa crédibilité.
« La blessure la plus prévisible n'est pas celle qu'un capteur annonce, c'est celle qui est déjà arrivée. »
Trois enseignements robustes : la récidive domine (64 % des épisodes), la chaîne postérieure est la cible n°1 (29 % d'ischios), et la charge porte un signal réel mais qui demande à être mesuré prospectivement pour devenir une preuve. Rien ici n'a été extrapolé.
C'est la vocation de l'Observatoire : transformer la donnée clinique d'un club en connaissance partageable, année après année, avec la rigueur qu'un club élite exige. Le Volume 2 s'écrira avec une capture prospective (wellness + charge + score), dès cette saison.
Découvrir InjuryLabCohorte : un club de football professionnel français (Ligue 3), effectif ≈ 25 joueurs, saison 2025/26. Données extraites de la plateforme InjuryLab le 13 juillet 2026. Anonymisation complète : ni le club, ni aucun joueur ne sont identifiables ; aucune donnée nominative n'apparaît.
Indicateurs : jours perdus = retour − début, blessures actives bornées à la date d'extraction. Sévérité par classification ECIS des jours perdus (≤ 7 / 8–28 / > 28). Récidive = même joueur + même localisation + même côté, occurrence ≥ 2 (consensus Fuller/Hägglund). Incidence / 1000 h sur exposition estimée (5 h/joueur/semaine), ordre de grandeur, non mesuré.
Signal ACWR : charge externe (distance GPS), moyennes glissantes couplées 7 j / 28 j, disponible depuis février 2026 uniquement ; 10 blessures analysables. Risque relatif brut, intervalle de confiance à 95 %. Aucune donnée subjective (RPE) ou wellness n'était exploitable sur les fenêtres pré-blessure : la composante correspondante du score n'a donc pas été testée. Cadre de report : TRIPOD-AI.
Observatoire InjuryLab · Volume 1 · 2025/26 · données réelles anonymisées. Document de connaissance produit ; ne constitue pas une publication évaluée par les pairs.
Voyez comment InjuryLab transforme le suivi médical de votre effectif en décisions. Démo en visio, 20 minutes.