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Doctrine d’usage

Dernière mise à jour : 9 août 2026

Ce texte est l’Annexe E de la Convention Clubs Fondateurs, signée par chaque club dans les mêmes formes que l’accord de sous-traitance. Il est publié ici pour être lisible avant toute démonstration, et non découvert au moment de signer.

1. Ce que la plateforme ne fait pas

  • Elle ne décide d’aucune non-sélection, d’aucune mise à l’écart, d’aucune restriction.
  • Elle n’affiche aucune probabilité de blessure et aucun pourcentage de risque individuel. Un seuil de ressemblance à 83 % a existé dans le produit ; il a été retiré le 9 août 2026 parce qu’il n’était calibré sur rien. Ce qui s’affiche est un rapport — « 3 marqueurs sur 5 » — qui se discute, là où un pourcentage a l’air d’une mesure.
  • Elle ne classe pas les joueurs par ordre de risque. Elle signale une concordanceentre deux familles de signaux indépendantes — clinique et charge — et rien d’autre.
  • Un joueur affiché « non mesuré » n’est pas un joueur sans risque : c’est un joueur sur lequel la plateforme n’a pas assez de données pour se prononcer. Les deux ne doivent jamais être confondus.

2. Ce qu’un niveau « élevé » déclenche

Un niveau « élevé » est une invitation à regarder, jamais une conclusion. La conduite à tenir est la même pour tous les joueurs :

Le rendement du détecteur est publié et présenté avant toute utilisation. Sur les blessures de la saison de référence, il aurait désigné environ une blessure sur six la veille de sa survenue, et une sur quatre en ne comptant que les épisodes disposant de données exploitables. Les deux dénominateurs sont donnés ensemble ; le second ne doit jamais être cité seul.

3. Les trois niveaux d’accès

La formule « le staff non médical ne voit rien de médical » est séduisante et fausse : un préparateur physique qui ignore qu’un joueur a signalé un mollet douloureux ne peut pas adapter sa séance. La répartition retenue est la suivante.

Chaque ouverture d’un élément du niveau 3 est journalisée — auteur, joueur, date, écran. Ce journal est consultable par le club et exportable à la demande d’un joueur ou d’une autorité.

4. Ce que le joueur sait, et ce à quoi il accède

  • Il est informé de cette répartition avant de répondre au premier questionnaire. Un questionnaire dont on ignore qui le lit n’est pas un consentement éclairé.
  • Il accède aux données qui le concernent et à leur interprétation, sans avoir à en faire la demande.
  • Il peut demander à tout moment le détail des accès à son dossier.

5. Interdiction d’usage contractuel

Aucune donnée issue de la plateforme — déclarative, épidémiologique ou médicale — n’est transmise à la direction sportive, à un agent ou à un tiers à des fins de négociation, d’évaluation contractuelle ou de transfert. Cette interdiction vaut pour les données individuelles comme pour les agrégats permettant de réidentifier un joueur.

C’est la clause qui compte réellement. Le jour où un joueur est écarté d’une feuille de match et perd une prime, la question sera posée — et elle doit avoir une réponse écrite antérieure à l’incident, pas une explication improvisée après.

6. Ce à quoi le club s’engage en retour

  • Désigner nommément les personnes habilitées au niveau 3, et signaler tout départ pour révocation immédiate.
  • Ne pas contourner la répartition par des moyens détournés — capture d’écran, export, transmission orale d’un contenu de niveau 3 à un rôle non habilité.
  • Porter la présente doctrine à la connaissance de son staff et de ses joueurs.

7. Le document signable

La version annexée à la Convention, avec son bloc de signature, est téléchargeable : doctrine d’usage (PDF, 2 pages).

Question ou désaccord sur ce texte : contact@injurylab.fr. Pour l’exercice de vos droits sur vos données, dpo@injurylab.fr — voir la politique RGPD données de santé.

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